Bonus magazine n°100

Chanson

Frontières sauvages

Je me souviens d’elles, méditerranéennes, océanes,
Quand aussi fou que moi, m’emportait et m’enivrait l’Autan,
Elles naissaient de mes nuits diaphanes,
De mes rêves d’enfant, plongeant vers le couchant.

Je savais son passé, ses trésors,
Je savais sa beauté, ses tourments,
Les couleurs rouge sang, jaune d’or,
de ses plateaux cerdans, si loin vers le Levant.

Foulant tes sentinelles, tes remparts si beaux,
Toujours en toi, je trouvais un refuge,
Montagnes de lumières aux reflets de tes eaux,
Petit, je me faisais gronder, à braver tes déluges…

Combien de reines sont-elles ?
Pour seulement quelques contes ma foi, quelques rois…
Aussi discrètes et sauvages soient-elles,
Comme cette peluche brune vivant dans ses sous-bois…

REFRAIN :
Et d’aussi loin que j’étais,
Doux, que je me souvienne,
Tu me disais respire à plein nez,
Un jour je serai tienne… Un jour je serai tienne…

Sur tes murailles je m’échine… passionnément,
M’y casse les dents, à coups d’épée dans l’eau,
Battu en brèche, à tant frôler l’abîme,
Je t’ai si souvent envié Roland…

Toi, ainsi vêtue, si belle amante,
Du linge blanc de l’hiver, du vert des plus seyants,
Vers toi toujours, je reprendrai la sente,
Vers toi toujours, tel un fidèle amant…

REFRAIN :
Et d’aussi loin que j’étais,
Doux, que je me souvienne,
Tu me disais respire à plein nez,
Un jour je serai tienne… Un jour je serai tienne…

Texte

David Marret

Prochainement ici le texte mis en musique

David Marret (cordes vocales) et Jean-Luc Bousqué (guitariste), ont créé la formation musicale «Le souffle cours».

Ce texte sera mis en musique et vous pourrez le retrouver ici.